Installations


Le but est le chemin (2015)

Installation d'art environnemental sur le sentier Grandeur Nature à Savoillans (84)

"Chemins qui ne mènent nulle part

entre deux prés,

que l'on dirait avec art

de leur but détournés,

chemins qui souvent n'ont

devant eux rien d'autre en face

que le pur espace

et la saison."

 

Rainer Maria RILKE



Instants de suspension... (2014)

Installation réalisée dans le Hall de la Cité Radieuse, l'unité d'habitation de Le Corbusier à Marseille



Projet "Robinson, sur une... presqu'île déserte!" (Otok Murter, Hrvatska, oct.2015)

Performance sur l'île de Murter en Croatie. Carnet photographique d'illustration du ressenti à travers le vécu d'un isolement recherché. Quelques jours de vie sans confort en pleine nature et au plus près des éléments, pour s'approcher concrètement à vivre les thèmes développés par Michel Tournier dans son roman "Vendredi ou les limbes du pacifique": La solitude, le temps, l'espace, le matérialisme, la spiritualité. Accompagné d'un projet d'installation artistique comme outil de transcendance.

Etat initial du campement, en début de soirée du deuxième jour sur la presqu'île. Avec la nuit, le vent de tempête a enflé, après il n'a plus été possible de filmer, les mains occupées à tenir la branche qui servait de mât à mon abri, et essayer d'éviter que la toiture ne s'envole. Quand les éclairs et la pluie d'orage ont éclaté, j'ai encore résister fièrement, bien que tout fut trempé, y compris moi jusqu'aux os. Rien de donnant signe d'une accalmie, bien au contraire, je commençais à m'interroger sur le caractère raisonnable et sécure de la situation. Ne voulant pas me résigner à abandonner mon glorieux projet d'isolement méditatif, j'ai tenu bon encore un moment. Mais à force de tremblements, et face à l'amplitude de l'événement climatique,  il m'a fallu me résoudre à l'idée de regagner la terre ferme. J'ai accepté l'idée, en me disant que cela serait une interruption temporaire et que je reviendrai poursuivre l'aventure quand la météo le permettrait. Ce que je fis effectivement dès le lendemain. Ceci dit, il m'a fallu regagner à la nuit noire le village, distant de plusieurs kilomètres, à pieds et trempé, sous une pluie battante. Et non sans avoir avant tout à traverser l'isthme à gué, puisque pour le fait de la tempête et la montée des eaux, la presqu'île était devenu une île véritable!!! C'est là que j'ai compris que si la méditation apportait des réponses, la mienne me sautait alors clairement aux yeux: Vivant l'expérience annoncée de ressentir un temps la vie au plus près de la nature et des éléments, mais aussi dépouillé jusqu'à la moelle de tous les aspects d'apparence flatteuse d'une prétendue recherche spirituelle aux consonances exotiques, dans une archipel des mers croates... En franchissant l'isthme, l'eau glacée jusqu'à mi-cuisse, j'expulsais un rire puissant pour extérioriser mon accord à l'humour cinglant et si juste de ma Puissance Supérieure, mais aussi pour évacuer l'engourdissement de froid, la fatigue, mon orgueil ravalé, et surement tout autant, une vraie jouissance à ressentir ainsi l'instant présent.




Fragments de voyages (2014)

Installation photographique, réalisée au théâtre de "l'Atelier de Mars",  à l'occasion de la soirée de clôture du passage de la Caravane anti-mafia, organisée le 13 nov. 2014 à Marseille, par le collectif ARCI (Associazione Ricreativa e Culturale Italiana).

Cette installation consiste en une suspension de lamelles de photos, disposées horizontalement et verticalement, en s'entrecroisant sur différents plans, à la manière d'un puzzle visuel, proposé à l'observateur (anamorphose).

La scène présentée à reconstituer par l'oeil du spectateur est en fait un montage de plusieurs photos réalisées à Gênes et à Marseille. Elle permettra d'évoquer, à travers l'ambiguité offerte par le système des lamelles, la similarité paysagère de l'urbanisme des villes latines, mais aussi du vécu social des quartiers populaires, en France comme en Italie.

Par le principe nomade de la caravane anti-mafia, utilisant le vecteur du voyage pour transmettre son message, ce puzzle se présente comme la représentation unifiée, la vision globale d'éléments disparates, qui serait le fruit du mélange d'expériences et d'ouverture d'esprit acquises par la rencontre, l'écoute et le partage d'autres vécus et point de vue, et recueillis et transmises grâce à cette démarche itinérante volontaire.



Hommage aux séants Euroméditerranéens (2014)

Installation réalisée lors de l'exposition du reportage photograpique "Euroméditérranée, les yeux entre 4 chaises", présentée à la Galerie Benjamin Carbone à Marseille en octobre 2014.

 

 

"Aux séants - nostrum nox"

 

Ô, combien de séants,

de fesses phocéennes,

ont pu s'offrir le temps

de ces chaises-aubaines?

 

Coutume bienséante

faisant reprendre haleine,

barjaquer un moment,

et puis, laisser sa peine...

 

 

 

 

 

(Sculpture en hommage aux séants Euroméditerranéens)

"... Une chaise, en soi, est la concrétisation matérielle du premier acte "d'habiter". L'homme, de la posture debout du nomade, et en passant par le geste primitivement symbolique de s'asseoir, décide d'investir dans le temps et l'espace, l'environnement qui l'entoure. Cet acte et son vécu confère à l'endroit choisi le statut de lieu, et à l'individu, celui d'habitant...."



Le vide..., et plus si affinité! (2014)

Installation photographique en suspension autour de plusieurs oeuvres de la sculptrice Lisa Deck. Recherche autour de l'expression plastique du sentiment de vacuité.